Après la stack PFK, Ansible, Zabbix ou encore Proxmox, c’est au tour de Terraform et son fork le plus populaire, OpenTofu, de passer sous la loupe Capensis ! Hé oui, cette semaine nous plongeons dans l’Infrastructure as Code avec ces deux références incontournables.
Adopté par plus de 26 000 organisations dans le monde, Terraform transforme la façon dont les équipes IT provisionnent, gèrent et maintiennent leurs infrastructures. OpenTofu, quant à lui, représente son alternative open source porté par la Linux Foundation et adopté par une communauté grandissante.
Alors, qu’est-ce que Terraform exactement ? Et OpenTofu dans tout cela ? Pourquoi se sont-ils imposés aussi vite ? C’est ce que nous allons voir dans cet article.
Un peu d’histoire sur Terraform et OpenTofu

Lancé par HashiCorp en 2014, Terraform est né d’une idée simple mais révolutionnaire : permettre aux équipes ops de décrire leur infrastructure comme du code, versionnable, reproductible et partageable. L’outil connaît une adoption rapide et devient ainsi la référence de l’Infrastructure as Code multi-cloud.
En août 2023, HashiCorp prend toutefois une décision qui secoue la communauté. La licence de Terraform passe de MPL 2.0 vers la Business Source License 1.1 (BUSL), restreignant ainsi l’usage commercial pour les éditeurs concurrents. Terraform n’est donc plus strictement open source au sens de l’OSI, mais « source-available ».

La communauté open source ne tarde pas à réagir : OpenTofu naît en septembre 2023. Fork reconnu de Terraform publié sous licence MPL 2.0, il est également porté par la Linux Foundation. En avril 2025, il intègre également le CNCF comme projet Sandbox.
En parallèle, IBM complète l’acquisition de HashiCorp en février 2025 pour environ 6,4 milliards de dollars. Terraform reste aujourd’hui un outil de référence, mais le paysage s’est complexifié.
Zoom sur l’Infrastructure as Code (ou IaC)
Pour commencer, posons les bases. L’Infrastructure as Code est une façon de gérer l’infrastructure en écrivant du code, plutôt que d’utiliser des processus manuels.
Comme le code applicatif, le code d’infrastructure est conservé dans un système de contrôle de version permettant la traçabilité de chaque changement et l’assurance d’une évolution sans problème.
Plus concrètement, cela signifie la fin des interventions manuelles sur les consoles cloud. Ainsi, il n’y aura plus de configurations non documentées, ni d’environnements qui divergent les uns des autres. À la place, l’utilisateur décrit ce qu’il veut – un serveur, un réseau, une base de données – et l’outil s’occupe du reste.
Terraform et OpenTofu, késako ?
Terraform est un outil d’Infrastructure as Code qui permet de définir et provisionner une infrastructure complète grâce à un langage de configuration déclaratif appelé HCL (HashiCorp Configuration Language). OpenTofu est son fork open source officiel.
En bref, les deux outils fonctionnent de manière quasi identique et partagent la même syntaxe. La principale différence réside dans leur licence et leur gouvernance, comme vu plus haut.
Dans les deux cas, vous décrivez l’état final souhaité de votre infrastructure et l’outil détermine automatiquement les actions nécessaires pour atteindre cet état.
Trois commandes suffisent à comprendre le flux de travail :
- plan : prévisualise les changements avant de les appliquer
- apply : applique les changements définis dans la configuration
- destroy : supprime l’infrastructure gérée
Les deux outils supportent enfin un grand nombre de fournisseurs : AWS, Azure, Google Cloud Platform, Proxmox, Ansible, Kubernetes, VMware vSphere, GitLab, Datadog et bien d’autres.

Pipeline de création et configuration d’une VM
- Description de l’infrastructure souhaitée en code HCL (utilisé par Terraform et OpenTofu)
- Application de ce code avec OpenTofu ou Terraform pour créer l’infrastructure virtuelle sur un provider Cloud (également définit dans le code) ou local
- La VM est créée, Ansible va maintenant installer et configurer les services voulus sur celle-ci
Les avantages de Terraform, OpenTofu et de l’IaC
Adopter Terraform ou OpenTofu, c’est avant tout une philosophie de gestion d’infrastructure plus rigoureuse, plus reproductible et plus collaborative avec de nombreux avantages :
- Reproductibilité : Un environnement décrit en code est reproductible à l’identique. Fini les écarts entre la préproduction et la production.
- Traçabilité : Chaque modification est versionnée, commentée et réversible. En traitant l’infrastructure comme du code source, vous disposez d’un historique complet des changements.
- Automatisation : Les déploiements manuels sont source d’erreurs. Terraform et OpenTofu automatisent ainsi l’ensemble du cycle de provisionnement, de la création à la suppression des ressources.
- Multi-cloud et multi-providers : Aucun des deux outils ne vous enferme dans un seul fournisseur. Vous gérez vos ressources cloud et on-premise depuis une interface unifiée.
- Réutilisabilité : L’infrastructure peut être organisée en modules réutilisables sur l’ensemble de vos projets, favorisant la maintenabilité et la cohérence.
Terraform ou OpenTofu : que choisir ?
La licence BUSL de Terraform restreint uniquement la construction d’un produit qui concurrence directement les offres commerciales d’HashiCorp. Donc, si vous êtes une équipe plateforme qui gère votre propre infrastructure, le changement de licence ne vous affecte pas directement.
En revanche, si votre organisation a une politique de licences stricte ou attachée aux valeurs open source, OpenTofu est une alternative sérieuse. Compatible avec Terraform, il est maintenu sous licence MPL 2.0 par la Linux Foundation.
Chez Capensis, nous travaillons avec les deux et vous aidons à choisir selon votre situation et vos contraintes.
Capensis, votre partenaire expert Terraform et OpenTofu
Depuis 2002, Capensis accompagne des organisations publiques et privées dans la gestion et l’automatisation de leurs infrastructures Linux et open source. Terraform et OpenTofu s’inscrivent donc naturellement dans notre expertise, aux côtés d’Ansible pour la gestion de configuration, de Foreman pour le cycle de vie des serveurs et de Proxmox pour la virtualisation.
Concrètement, nos équipes interviennent sur :
- L’audit et la cartographie de votre infrastructure
- La rédaction et la structuration de vos configurations Terraform ou OpenTofu
- La mise en place de pipelines CI/CD intégrant Terraform
- La formation de vos équipes aux bonnes pratiques IaC
- Le support continu sur vos environnements en production
Pour résumer, nous vous aidons à passer d’une gestion manuelle à une approche industrialisée, reproductible et maîtrisée, sans dépendance éditeur, ni boîte noire.
En conclusion, l’Infrastructure as Code n’est pas une mode. C’est une évolution structurelle de la façon dont les équipes IT construisent et opèrent leurs environnements. Adopter l’IaC avec Terraform ou OpenTofu, c’est donc gagner en fiabilité, en traçabilité et en efficacité opérationnelle.
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Sources
- Wikipedia : Terraform (software) – Octobre 2026
- IT-Connect.fr : Terraform, c’est quoi ? – Juin 2026
- Scalr : What is Terraform and Infrastructure as Code? – Mars 2026
- Encore.dev : OpenTofu vs Terraform in 2026 – 2026
- Noze.it : OpenTofu: the Open Source fork of Terraform – 2026
- DEV Community / Vivian Voss : The Terms You Did Not Sign: HashiCorp’s BSL, OpenTofu and IBM – 2026
- HashiCorp : Terraform official blog – 2026
- Landbase : Companies using HashiCorp Terraform in 2026 – 2026
